Avez-vous déjà ressenti cet état incroyable où tout paraît facile, sans effort et où la notion de temps disparaît, où la fatigue ne se fait pas sentir ? 

C’est ce qu’Yves Riedrich* appelle «  être dans la zone » , un état de concentration optimale où il n’y a pas « d’états d’âme » , juste une intelligence au service de l’effort.

Ces « états d’âme » dont il parle, c’est ce que les yogis appellent les vrittis ou perturbations mentales. 

Dans la compétition sportive, le stress est synonyme de perte de lucidité, de synergie musculaire, de sensation de mal-être, d’impression de se traîner. Le doute s’installe, le cerveau est embrouillé et la déconcentration devient totale. 

Si on fait le parallèle avec la vie quotidienne, le stress chronique a les mêmes effets  : perte de lucidité, impression de fatigue, doute, mal-être. Quand ce stress devient chronique, les petits désagréments s’installent : troubles du sommeil, problèmes digestifs, maux de crâne, de dos etc. Et puis, quand le stress est présent tout le temps de manière diffuse, on finit par le considérer comme l’état normal .  On peut même légitimement se dire que « c’est la vie » .

Alors comment faire pour que le stress redevienne une «  réaction temporaire face à un événement exceptionnel», pour être détendu.e et « être dans la zone » au quotidien ?

La première étape, c’est de faire le bilan de notre « relation de longue durée » avec le stress. Quand avez-vous commencer à stresser ? A l’âge adulte ou dès l’enfance ? Quels mécanismes avez-vous mis en place pour tolérer et compenser ce stress? … Prendre le temps de regarder en arrière est important afin de prendre conscience de la source première de notre stress . Est-ce un besoin impérieux de réussir ? une peur d’échouer ? l’envie d’en faire toujours plus ?

La deuxième étape : décider d’en finir avec le stress , c’est à dire prendre une vrai résolution et être prêt.e à passer à l’action. Changer de manière de fonctionner au quotidien implique nécessairement une transformation personnelle. Ces mécanismes se sont vraisemblablement mis en place sur des années voire des décennies, n’est-ce pas? Ce serait plutôt naïf de croire qu’un claquement de doigts pourrait suffir  à devenir une personne sereine et confiante si on a été stressé.e jusque là . Mais, le changement est clairement possible, il nécessite juste une vrai décision et une stratégie pour en finir avec le stress.

Et c’est la troisième étape : Adopter une stratégie pour déraciner le stress, ce qui implique  notamment  : prendre de nouvelles habitudes anti-surchauffe, cultiver l’attitude d’une personne confiante et sereine, être maître-sse  de sa vie ..

La quatrième étape ? et bien , apprécier chaque jour avec ces challenges et ses réussites, et surtout se sentir énergique et en pleine forme, et bien sûr continuer à réaliser ses petites actions quotidiennes anti-surchauffe.

 

Avec la bonne stratégie, il est possible de sortir du stress chronique, de retrouver une vie épanouie et sereine et d’être détendu.e au quotidien.

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Namasté 

 

 

« Mysore, qu’est-ce que c’est ? »

Mysore est une ville du sud de l’Inde, dans laquelle se trouve le shala * de la famille Jois, à l’origine de la méthode Ashtanga vinyasa.
Le Ashtanga est traditionnellement transmis de maître à élève de manière individuelle. L’élève se rend au shala de bonne heure tous les jours, sauf le dimanche, pour pratiquer une série d’asanas sous l’oeil vigilant du professeur. Chaque élève réalise sa pratique personnelle tandis que le professeur aide chacun à se placer correctement, par des ajustements manuels. C’est une classe silencieuse, afin de favoriser la concentration et l’état méditatif. Pour autant, il y règne une ambiance chaleureuse et une réelle ferveur.

Une à deux fois par semaine, le cours est guidé et rythmé par un compte en sanscrit, appelé le vinyasa. Cette classe est appelée led class en anglais.

« je viens de débuter, ce cours n’est pas pour moi » disent fréquemment les débutants.

Àu contraire, il est préférable de débuter directement avec cette pédagogie. Le premier jour, vous apprenez la salutation A. Vous la répétez pendant la semaine .Puis la deuxième semaine, le professeur corrige la première salutation et vous transmet la salutation B, et ainsi de suite, jusqu’à maîtriser une série complète. L’avantage est que l’apprentissage suit le rythme de la personne.

« Du coup, l’objectif est d’apprendre un enchaînement pour devenir souple ? » pourront s’interroger les curieux.

L’accompagnement Mysore permet certes de progresser rapidement en souplesse. Mais, il s’agit seulement de la partie visible de l’iceberg. La partie immergée, c’est le changement d’état d’esprit qui s’opère grâce à la pratique quotidienne, vers plus de calme et de sérénité.

Il est dit dans les yoga sutras de patanjali , au sujet de la pratique du yoga :

I_13 «  en l’occurence, cette pratique intense est un effort énergique pour se centrer. »

I-14 « Mais elle n’est une base solide que si elle est pratiquée avec ferveur, persévérance, de façon ininterrompue, et pendant longtemps »

« Quel est l’intérêt si le cours n’est pas guidé ?» se demandent les non-initiés.

Au delà du plaisir de pratiquer ensemble et d’avoir un lieu dédié à la pratique, la mysore est la classe qui permet le plus d’adaptations et le plus de progrès.

Pour les personnes fragiles, les femmes enceintes et les seniors, le professeur peut créer des séquences entièrement adaptées.
Pour les élèves faibles, moyens ou fervents, une série peut être apprise en six mois ou en six ans, selon les capacités de chacun.

Le professeur tient compte des caractéristiques uniques de chaque personne, ce qui permet à chacun de réaliser son plein potentiel.

Quand se déroule les cours Mysore ?

Le yoga ashtanga se pratique idéalement le matin, car c’est un yoga dynamique qui amène beaucoup d’énergie.
Se lever, dérouler le tapis et réveiller le corps avec conscience, tandis que le cerveau est encore vierge de toute impression, bouger, respirer et méditer…un rituel magique pour des journées réussies.

 

Connaissez-vous les yoga sutras de Patanjali ?



Il s’agit d’un texte fondateur du yoga datant du 4ème siècle après J.C. Cet ouvrage, rédigé en sanscrit, comprend 195 aphorismes…un quoi ?

Aphorisme = Bref énoncé résumant une théorie ou un savoir.

Chaque sutra est étudié et appris par coeur par l’aspirant yogi. Il existe de multiples commentaires et interprétations des yoga sutras.

Les yoga sutras expliquent ce qu’est le yoga dès le début de l’ouvrage :

sutra I.2 « yogaschitta vritti nirodhah » : le yoga est l’arrêt des fluctuations du mental

Loin de l’image occidentale du yoga « détente », on parle ici d’état de conscience épurée de tout le brouhaha mental habituel. Les étapes vers le yoga, les obstacles, les différents états d’illumination et bien d’autres aspects du yoga sont expliqués de manière concise.
Le message essentiel des yoga sutras est le suivant : Le yoga a pour but la liberté .
A travers la pratique du yoga, on peut espérer se libérer des souffrances ordinaires pour devenir un être éveillé.

Mais pour débuter le yoga, il faut être prêt, et c’est le premier sutra qui l’exprime ainsi :

sutra I.1 « Atha Yoganushasanam »: Maintenant, le Yoga va vous être enseigné, dans la continuité d’une transmission sans interruption.

Le yoga s’enseigne à celui qui est prêt, disponible et motivé. Etes-vous prêts ??

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Le yoga propose un ensemble de techniques pour se purifier. Le terme de purification n’inclut pas de jugement moral mais amène plutôt l’idée d’un nettoyage, voire d’un décrassage en profondeur de l’aspirant yogi.
Lorsqu’on arrive à calmer l’agitation du mental, la réalité apparaît clairement. L’agitation mentale amène de la confusion et des erreurs de jugement. On pourrait dire simplement que nous avons besoin de calme pour y voir clair.

Néanmoins, le but du yoga n’est pas juste d’être réaliste quant aux situations que nous vivons au quotidien, mais bien de réaliser qui nous sommes vraiment.

C’est cette idée qu’exprime le troisième sutra de patanjali :



Sutra I.3     » Tada drashtuh svarupé avasthanam. » : Alors se révèle notre centre, établi en lui-même.

Le « drashtuh »,  c’est celui qui voit, le témoin neutre. Lorsqu’on s’établit dans cette attitude de témoin neutre, on peut être réellement authentique.  Grâce à la pratique du yoga, notre vrai nature se révèle.
Dans le commentaire de ce sutra, Françoise Mazet* compare le Soi authentique à un diamant. Le Soi se teinte en fonction des fluctuations du mental, au lieu de rester pur et transparent, comme un diamant qui paraît rouge si on le pose sur un support rouge.

*Yoga sutras patanjali , Spiritualités vivantes, édition Albin Michel

Quand cesse toute l’agitation mentale, on peut réaliser la pureté du diamant alors

….Brillez comme des diamants  !